Học tiếng pháp tại Hà Nội : méthodologie DELF B1 (buổi chiều)
lundi 17 mars :
Je loue ta voiture, tu loues mon costume, on sauve la planète
- Par Sophie
Verney-Caillat | Rue89 | 18/08/2011 |
Basée sur l'idée de partage, la « consommation
collaborative » est une pratique qui se se développe de plus en plus.
« Chèvre pour tondre votre pelouse de
manière écologique – location à la journée – 10 euros. » Ceci n'est pas
une blague, mais une annonce trouvée sur le site e-loue, où les particuliers
pratiquent la « consommation collaborative ». Le concept s'applique à
tous les objets que l'on possède et que l'on n'utilise pas tout le temps, ou
que l'on n'a pas besoin d'acheter. Comme l'explique Jeremy Rifkin dans son livre
sur l'économie de l'accès, on n'est « pas toujours heureux
d'hyperconsommer ». Du coup, « la notion de propriété et la barrière
entre vous et ce dont vous avez besoin est dépassée. » Le site
« Collaborative consumption » proclame ainsi comme slogan :
« Ce qui est à moi est à toi. » Ecologique, cette pratique vise à
faire du bien à son porte-monnaie tout en en faisant à la planète.
« Des produits plus chers mais plus solides »
Sur le site d'e-loue
– l'un des poids lourds du secteur avec 100 000 offres- sont proposés, en plus de la chèvre, tout type
d'objets, de la perceuse (1 à 40 euros par jour) à l'avion (170 euros par jour).
Alexandre Woog, le fondateur de cette start-up affichant une forte croissance
de « 30% par mois », reconnait qu'il faudrait trois fois plus
d'offres pour atteindre une « masse critique » suffisante. Il vise un
grand changement des mentalités : « Nous sommes pour que les
fabricants fassent des produits plus chers mais plus solides et utilisables
plus longtemps. Il s'agit de passer à une économie de fonctionnalité. » Démarché
par des entreprises qui désirent mettre en place des politiques de développement
durable, e-loue commence à vendre sa technologie clés en mains à des
communautés mais le site est surtout fréquenté par des étudiants ou des
militants de la consommation responsable.
Tester un sac (de luxe) avant de l'acheter
Marc, étudiant
parisien, propose ses consoles de jeux vidéo pour 15 à 20 euros par jour, et
amortit ainsi ses investissements en une dizaine de locations, qui sont aussi
des occasions de rencontrer des partenaires de jeu. Quand il doit passer un
entretien d'embauche, il a désormais le réflexe de louer un costume de marque.
Il se « déguise » ainsi pour 30 euros. Sarah, jeune fashionista de la
banlieue parisienne s'est mise à rentabiliser sa garde-robe quand elle était un
peu fauchée : « Je ne voulais pas me séparer de mes sacs de marque.
C'est un patrimoine, certains valent plus de 2 000 euros. Alors je les ai loué
à des filles qui voulaient les tester avant d'acheter (à 30 euros par jour).
J'avais un peu peur, mais il y a une assurance incluse et je suis toujours
tombée sur des gens sérieux. ». Aujourd’hui, elle gagne jusqu’à 300 euros
par mois avec ces locations.
Une voiture reste immobile 90% du temps
La voiture est
le fer de lance de la location entre particuliers. Quand on sait que le budget
moyen d'une voiture dépasse les 5 500 euros par an, et que les voitures restent
stationnées 90% du temps, l'idée de partager ces frais est plus que logique.
D'autant que les observateurs constatent
depuis quelques années le passage d'une conception de la
« voiture-objet » à la « voiture-service ». L'idée est
d'améliorer la productivité de l'automobile, de faire mieux avec le parc
existant. Toutefois, l'autopartage entre particuliers souffre d'un manque de
notoriété et d'une flotte encore trop restreinte. Le principe est évident, la
mise en pratique moins, à cause de la question de la confiance. Les gens y
croient pourtant, comme le montre une étude réalisée avec TNS Sofres auprès de
7 000 personnes : l'autopartage est perçu comme un modèle d'avenir par 47%
des interviewés, contre seulement 18% la voiture personnelle. »
vendredi 14 mars : expression écrite